Mon Parcours
En 2016, une nouvelle Constitution a été soumise au peuple ivoirien par référendum. À mes yeux, ce projet n’avait pas fait l’objet d’un débat public suffisamment sérieux sur son contenu, son esprit et les conséquences des changements proposés.
La communication officielle associait le vote favorable à la paix, à la stabilité, au développement et à l’émergence. Ceux qui contestaient le texte risquaient ainsi d’être présentés comme des adversaires de ces valeurs.
J’ai appelé à voter « Non », aux côtés du professeur Mamadou Koulibaly et de nombreux autres citoyens ivoiriens. Nous avons manifesté pour défendre le droit au débat, à la contradiction et à une véritable participation du peuple dans l’élaboration de sa loi fondamentale.
Cette mobilisation nous a exposés aux gaz lacrymogènes, aux brimades et aux arrestations. Malgré cela, il nous paraissait nécessaire d’agir et de faire entendre une voix différente.
En 2025, j’ai également été candidat aux élections législatives dans la circonscription no 154, qui rassemble Arrah, Kotobi et Krégbé. Je me suis présenté comme le candidat du travail, en opposition à une conception uniquement cérémonielle de la fonction de député.
Pour moi, un élu ne doit pas disparaître après le scrutin et revenir uniquement à l’occasion des funérailles, des mariages ou des événements populaires. Il doit rester présent, écouter les habitants, travailler pour sa circonscription et rendre régulièrement compte de son action.
Pendant cette campagne, j’ai présenté des propositions concrètes en faveur du contrôle citoyen et de la participation directe de la population aux décisions publiques.
"Je n’ai pas gagné cette élection. Mais j’ai appris, rencontré, écouté et renforcé ma détermination à poursuivre cet engagement."![]()
Mes engagements
Je défends une organisation politique dans laquelle le pouvoir appartient réellement aux citoyens. Le peuple ne doit pas seulement choisir ses représentants. Il doit pouvoir participer aux décisions, contrôler leur action et leur demander des comptes tout au long de leur mandat.
Depuis plusieurs années, je travaille sur des mécanismes institutionnels capables de rendre cette souveraineté effective. Je défends notamment le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC), la révocabilité des élus, la transparence des comptes publics et l’indépendance de la justice.
Ces mécanismes doivent permettre aux citoyens de proposer ou de modifier des lois, de contrôler les responsables publics et de sanctionner ceux qui ne respectent pas leur mandat. Je m’engage également en faveur d’un véritable État de droit, dans lequel personne n’est placé au-dessus de la loi.
La justice doit être indépendante, la presse libre, les institutions transparentes et les libertés fondamentales effectivement protégées.